Glossaire
| Terme | Définition |
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| Plainte | L’étymologie de plaindre vient d’une famille de racine indo-europèenne qui signifie frapper. La plainte est une expression de douleur ou de souffrance. Elle met en mot les maux ressentis. Qu’elle soit exprimée par écrit ou par oral, elle est une notion essentielle pour percevoir le mal-être de l’analyser (Foli, 2022). La plainte est l’expression portant une demande d’aide et de réparation (Gantheret et alii, 1997) |
| Plainte sensible | Plainte liée aux abus et exploitations sexuels, aux violences sexuelles, au harcèlement sexuel en milieu professionnel, à la fraude, etc. |
| Plainte non sensible | Plainte liée sur aux aspects environnementaux et sociaux du projet. Elle fait référence aux situations liées au travail, à la santé, sécurité professionnelle, à la discrimination, à la qualité des services offerts, à la communication, aux conflits sociaux, etc. |
| Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) | Le Mécanisme de Gestion des Plaintes est la pratique de recevoir, traiter et répondre aux préoccupations relatives au projet de manière systématisée et satisfaisante pour toutes les parties. Le MGP est une pratique essentielle pour établir une bonne relation entre toutes les parties prenantes incluant les acteurs du projet. Il est un outil de bonne gouvernance et de redevabilité vis-à-vis de ces derniers. Il est de plus en plus utilisé pour améliorer les résultats des projets en créant des réponses plus prévisibles, opportunes et axées sur les préoccupations des parties prenantes. |
| Etapes du Mécanisme de Gestion des Plaintes | Les étapes du Mécanisme de Gestion des Plaintes sont :
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| Violence Basée sur le Genre (VBG) | Expression générique qui désigne tout acte préjudiciable perpétré contre le gré d’une personne et fondé sur les différences que la société établit entre les hommes et les femmes (genre). Elle englobe les actes qui provoquent un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, la menace de tels actes, la contrainte, et d’autres 8formes de privation de liberté. Ces actes peuvent se produire dans la sphère publique ou privée (Directives du Comité permanent inter-organisations sur la VBG, 2015, p.5). |
| Exploitation sexuelle | Le fait de profiter ou de tenter de profiter d’un état de vulnérabilité, d’un rapport de force inégal ou de rapports de confiance à des fins sexuelles, y compris mais non exclusivement en vue d’en tirer un avantage pécuniaire, social ou politique (Glossaire des Nations Unies sur l’exploitation et les abus sexuels, 2017, p.6). |
| Abus Sexuel | Toute intrusion physique à caractère sexuel commise par la force, sous la contrainte ou à la faveur d’un rapport inégal, ou la menace d’une telle intrusion (Glossaire des Nations Unies sur l’exploitation et les atteintes sexuelles, 2017, p. 5). |
| Harcèlement sexuel | Toute avance sexuelle importune ou demande de faveurs sexuelles ou tout autre comportement verbal ou physique à connotation sexuelle |
| Plaignant.e | Tout individu, groupe d’individus ou structure affectés directement ou indirectement par les activités du projet ainsi que ceux qui peuvent avoir des intérêts dans le projet ou la capacité d’en influencer les résultats. |
| Parties concernées | Les parties directement intéressées par un recours ne sont pas uniquement le (la) Plaignant(e) et/ou, le cas échéant, le Représentant autorisé, mais aussi le département compétent, et le Client. |
| Plainte recevable | Lorsqu’il y a préjudice à quiconque, qui, généralement, va entraîner un changement, une correction de situation. Elle s’inscrit dès lors dans une démarche de redressement. |
| Plainte irrecevable | Lorsqu’il s’agit d’une rumeur ou d’une perception, que la demande est ponctuée d’imprécisions ou d’un commentaire, d’une suggestion, d’un avis ou d’une demande anonyme (non signée).
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| Prestataire de services de prise en charge de la VBG | Organisation offrant des services dédiés aux survivants de VBG, comme des services de santé, un appui psychosocial, un refuge, une aide juridique, des services de sécurité/protection, etc. |
| Consentement éclairé | Le consentement éclairé signifie que la survivante comprend pleinement :
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| Confidentialité | Un principe éthique selon lequel les fournisseurs de services doivent protéger les informations recueillis auprès des survivants-es et ne partagent que des informations sur les cas avec leur permission explicite (Comité Interagence, 2015). |
| Approche centrée sur les survivants | L’approche centrée sur les survivants se fonde sur un ensemble de principes et de compétences conçus pour guider les professionnels — quel que soit leur rôle — dans leurs échanges avec les survivants de violences sexuelles ou d’autres formes de violence (surtout des femmes et des filles, mais aussi des hommes et des garçons). L’approche centrée sur les survivants vise à créer un environnement favorable dans lequel les intérêts des survivants sont respectés et privilégiés, et dans lequel les survivants sont traités avec dignité et respect. Cette approche favorise le rétablissement du survivant et sa capacité à identifier et exprimer ses besoins et ses souhaits, ainsi qu’à renforcer sa capacité à prendre des décisions sur d’éventuelles interventions. |
| Témoin | Document décrivant comment le projet mettra en place les protocoles et mécanismes nécessaires pour faire face aux risques d’EAS/HS ; et les moyens de répondre à toute allégation qui pourrait être formulée en matière d’EAS/HS. |
| Violence à l’égard des femmes | L’article premier de la Déclaration des Nations Unies de 1993 sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes définit la violence à l’égard des femmes comme tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée. L’article 2 de la Convention stipule par ailleurs que la violence à l’égard des femmes et des filles s’entend comme englobant, sans y être limitée, les formes suivantes : a) la violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la famille, y compris les coups, les abus sexuels infligés aux enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables à la femme, la violence non conjugale et la violence liée à l’exploitation ; b) la violence physique, sexuelle et psychologique exercée au sein de la collectivité, y compris le viol, les exploitation et abus sexuels, le harcèlement sexuel et l’intimidation au travail, dans les établissements d’enseignement et ailleurs, le proxénétisme et la prostitution forcée ; c) la violence physique, sexuelle et psychologique perpétrée ou tolérée par l’État, où qu’elle s’exerce. On utilise également l’expression « violence à l’égard des femmes et des filles ».
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| Code de conduite | Ensemble de règles et de principes qui définissent les comportements attendus des membres d'une organisation, d'une profession ou d'un groupe. Il sert de guide pour les décisions et les actions, et vise à promouvoir des valeurs éthiques et professionnelles communes. |